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Qui suis-je ?

Mandala W. Bird

Vincent Fondanesche, artiste peintre.

J‘ai travaillé plusieurs années comme musicothérapeute, auprès de personnes âgées en fin de vie et de jeunes adultes atteints de troubles du comportement. Au cours de l‘année 1999, je décide de réaliser mon rêve. Je pars seul, trois semaines, en Inde.

Trois mois après mon retour, je dessine mon premier mandala à l‘encre de chine. Très vite les autres suivent en couleur. Le bien-être que me procure la création de ce mélange de structures géométriques et de dessins figuratifs me pousse à approfondir, à la fois mes ressentis et mes connaissances.

Le mandala

L‘origine du mot « mandala » vient du sanskrit. Sa traduction est « centre » ou « cercle ». Depuis les temps les plus anciens, on trouve des dessins dont la base est le cercle. Des parois des cavernes au temps de la Préhistoire, aux rosaces sur les plus belles cathédrales chrétiennes, les mandalas traversent les âges, les traditions et les civilisations.

En Occident et en France en particulier, l‘approche des mandalas la plus commune se fait par le bouddhisme. Les mandalas tibétains sont réputés pour leur finesse, leur harmonie et leur beauté. Leur réalisation en sable, par les moines bouddhistes, rajoute une touche mystérieuse. La minutie, la concentration intense et le temps que demande un mandala sont imposants. Ce qui est encore plus marquant, c‘est la destruction totale du mandala une fois terminée. Pour matérialiser l‘impermanence de la vie, c‘est avec un rituel particulier que le mandala est réduit à « un sac de sable », puis déposé dans un cours d‘eau.

Mon approche des mandalas

Chaque création répond à une pulsion créatrice, à un besoin d‘exprimer quelque chose. Les mandalas peuvent m‘apparaître sous forme de rêve ou encore de vision. Aucun sentiment ou aucune émotion ne viennent « distraire » ma perception de l‘image.

J‘apprécie la minutie et la concentration que requiert cet art. Comme dans toute forme de créativité, le temps n‘a plus d‘importance. Ma seule préoccupation est de faire. Je ne me pose pas la question si je vais y arriver ou si cela va être beau, le résultat final ne m‘appartient pas.

Dans la plus part de mes mandalas, je reprends l‘architecture des mandalas tibétains. La base est un cercle dans lequel est centré un carré. Sur chaque coté de ce carré est placé une ouverture, que l‘on appelle aussi « porte ».

A partir de ces deux formes géométriques, la créativité est infinie. Je place à chaque porte un motif géométrique ou figuratif, suivant ce que je ressens.

Le mandala peut être regardé comme un temple. Sans aucune connotation religieuse ou dogmatique, il est le reflet inconscient de ce que nous sommes. Le mandala est un révélateur de notre état intérieur, dans ce qu‘il a de plus harmonieux ou de plus chaotique.

Chaque mandala que je peins à une signification qui lui appartient. Elle correspond à ce que je ressens au moment de sa création, sans se limiter à cela. Chaque regard amène ses ressentis et ses émotions.

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